Question/réponse | #15

22 Nov 2020 | QUESTIONS/RÉPONSES | Collection

Citations

Bonjour Patrice,

je vous écris tout d’abord pour vous remercier de ce que vous offrez, car ça m’apporte beaucoup sur mon chemin de vie. Je voudrais bien que vous parliez un jour de la culpabilité, car j’en souffre beaucoup et je n’arrive pas bien à comprendre. C’est très destructeur, et ça me fait revivre les mêmes galères, les mêmes relations, les mêmes soumissions, sans pouvoir en sortir.

Merci, Camille

Bonjour Camille,

Oui, la culpabilité nous ronge et nous détruit.

Se sentir coupable, se punir constamment des erreurs que l’on fait, c’est vivre en enfer toute sa vie.

Il ne s’agit pas de ne pas regarder les faits et de se trouver parfait, d’avoir une haute image de soi, mais d’être juste, de savoir que tout est parfait maintenant.

Cela veut dire quoi ?

Que vous ne pouvez pas être autre chose que ce que vous êtes. Ainsi, vous faites des erreurs, vous n’êtes pas parfait. Personne ne l’est !

Si vous vous culpabilisez, c’est que vous désirez être parfait, parfaite, n’est-ce pas ?

Alors, toute votre vie, vous allez vous taper dessus ? Et est-ce que cela vous fera aimer ce que vous êtes ? Non !

Donc vos erreurs, vous ne pourrez pas les aimer n’est-ce pas ?

Vous ne pourrez pas évoluer en apprenant d’elles. C’est ce que la sagesse nous montre.

Alors que si vous reconnaissez ce que vous êtes, vous pouvez aimer vos erreurs et ainsi évoluer grâce à elles.

Un grand maître a expliqué un jour que la culpabilité est l’ombre de l’ego.

Je partage cette pensée, car la culpabilité, c’est croire à notre toute puissance, à notre perfection, à notre pouvoir sur la vie. C’est donc bien l’ego et la souffrance. Car l’ego, n’est qu’une illusion et la souffrance ne peut pas partir tant que nous n’avons pas réalisé que nous ne disposons pas de ces pouvoirs.

Nous ne pouvons pas éviter l’erreur, du moins la première fois. Si nous la répétons, c’est que nous refusons de la voir, c’est donc l’ego. Mais si nous regardons clairement ce que nous sommes, nous pouvons alors changer.

Patrice