SURPRISES ! | Collection

Texte | Patrice Bailly – Comprendre ceci et le pratiquer, c’est vivre dans la Joie éternellement | #N09

Texte offert qui est tiré du prochain livre des pensées de l’invisible de Patrice Bailly – mai 2021

Pour vivre dans la Joie, il faut comprendre certaines choses et les mettre en pratique. Ce que vous devez voir, c’est que nous vivons à l’extérieur de nous. C’est cela notre problème.

Cela veut dire quoi ?

Cela veut dire que nous vivons dans le mental, nous vivons notre vie dans des pensées, nous recherchons, le bonheur, l’amour à travers ces histoires. C’est un ego qui cherche, et qui va penser trouver, puis plus, puis recommencer, et cela n’aura jamais de fin, car ce « moi » ne sera jamais satisfait.

Pourquoi ? Parce que le seul but ultime de la vie, c’est de se trouver. C’est de voir que vous êtes la vie et que la vie ne peut avoir de but, sinon, d’être ce qu’elle est. L’effort de la dualité détruit tout.

Le jour où nous prenons conscience que ce n’est pas ce que nous sommes et que nous courrons sans cesse, dans la tête, vers un horizon qui ne sera jamais atteint, nous cessons pour voir que nous étions l’horizon que nous cherchions. N’essayez pas de retenir cela dans votre tête, ce ne sera pas ce dont je parle, ça restera un concept.

Le mental « je » va chercher un sens à la vie, il va rechercher l’amour, la réussite.

Tout cela, produira une carotte qui fera agir, qui donnera un but, un sens, qui va produire une action.

Le problème, pour certaines personnes qui commencent à voir plus clair, c’est que cela n’apporte pas une Joie véritable, stable, un bonheur sans condition. Il faut toujours qu’un but soit là pour faire. C’est l’orgueil.

Ainsi, si l’on désire une personne, qu’on l’a veut, alors nous allons faire pour cela. Si l’on veut de l’argent, on va travailler pour cela, ces désirs vont permettent à l’ego d’avoir un but et de vous faire agir, de ne pas trop penser, surtout pas par vous-mêmes, et de passer une vie dans le sommeil, dans la masse, comme un mouton.

La peur fera de même, car pour que vous n’ayez plus peur, pour vous rassurer, vous devrez agir pour trouver la sécurité. La peur d’être seul, vous fera trouver de la compagnie, la peur de ne pas pouvoir payer vos factures vous fera travailler.

Il se trouve, pour qui est appelé à trouver la vérité, que plus rien dans l’extérieur ne pourra le satisfaire, le laisser en paix, heureux.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que cela est normal, car la recherche, les désirs, les besoins, les peurs, tout cela est produit à l’extérieur de soi, dans le mental. Le « je » fait tout un cinéma, il cherche, il veut trouver le bonheur, il veut la paix, mais comme tout cela n’est que pensées à l’extérieur de vous, même ce que vous pensez être n’est qu’une pensée à l’extérieur de vous, alors vous ne pouvez jamais parvenir à la paix.

Pour vous parler franchement, je peux vous dire avec certitude, que le mental ne pourra jamais vous donner la réponse, jamais. L’amour n’est jamais dans la tête, dans la pensée. Les buts, les désirs, les passions, les envies, tout cela ne fera jamais que donner une direction à l’orgueil, mais ce sera aussi ce qui empêchera de trouver la paix et de vivre ici et maintenant.

Si vous voulez être heureux, vous ne pouvez que cesser de vivre dans le mental, dans l’extérieur. C’est cela « ne pas penser ». Ce n’est pas un effort, une lutte contre le mental, non, c’est le fait d’abandonner les buts, les désirs, les envies, les attentes, les peurs, c’est en fait, abandonner « moi », ce que vous pensez être.

Comment cela peut-il se produire ? Justement en comprenant que le mental, penser, ne peut vous donner la réponse à ce qu’est vivre, ce que vous êtes.

Vous ne pouvez qu’être, agir sans but et vous laisser porter par la vie, pour vivre heureux. Tant que vous faites pour vous, pour votre vie, votre réussite, vos envies, vous ne pouvez pas connaître la Joie. Car la Joie provient de la fin de la démarche de « moi ».

Votre orgueil voudra toujours savoir, contrôler, penser les choses. Il va donc rechercher un sens à vivre, un sens à vous, un sens à l’amour, un sens à la journée.

Il pourra vous détruire dans les moments difficiles en vous disant que vous ne savez plus quoi être, vous ne trouvez plus le sens, vous êtes perdu, sans avenir, vous n’avez plus d’envie de faire, et où aller ? Il pourra tout détruire. Ou bien, il pourra vous exciter avec des idées, des buts, des projets, des désirs.

Il ne sortira aucune paix réelle de cela. Tout n’est jamais que dans la tête.

Pourtant on ne vit pas dans la tête. On vit dans le présent, dans le coeur, le vide, le rien et le tout. La tête est une construction d’un « vous » qui n’est jamais ici. Ce « vous » pense, cherche, essaye d’aller vers, ou se demande pourquoi, il médite, il prie, il pratique, il va quelque part, puis il échoue et déprime, désespère. Il ne sait plus à quoi bon vivre.

Cela doit être détruit. L’idée d’aller quelque part n’est pas le présent et la paix de l’instant.

Donnez-vous entièrement à l’instant, sans but, sans chemin et vous serez le chemin.

Comprenez que vous demander quelque chose, c’est déjà être au dehors.

Comprenez aussi que je ne suis pas en train de vous indiquer un chemin, mais au contraire de vous affirmer qu’il n’y en a pas. Vous êtes le chemin.

Vous ne pouvez que vivre, sans penser, vous ne pouvez que vivre ce qui est. Que vous pensiez devoir accepter est une illusion. Oui, vous souffrez dans ce « moi », mais l’acception est une illusion. Vous souffrez de penser que vous devez accepter. Il n’y a rien à accepter.

Je vous le dis, vous ne trouverez rien, absolument rien pour vous indiquer comment vivre, car vous êtes la vie. Vous ne pouvez pas trouver dans votre tête le chemin.

Vous êtes déjà réalisé, déjà la vie, le tout, le rien mental.

Lorsque vous vous levez, vous pouvez partir dans le « je », dans la recherche, les pensées, les buts, vous pouvez oui, mais cela vous éloignera de vous et du vivant.

La peur, c’est ce « moi ». Le but, c’est ce « moi ». La réflexion, c’est ce « moi ». Comment vivre ? C’est ce « moi ». Ma pratique spirituelle, c’est ce « moi ».

Vous ne tenez rien, vous n’avez rien, et vous n’êtes pas ce corps. Vous avez penser tenir dans vos mains la vie et elle file entre vos doigts et c’est la panique, la déprime, la dépression, car ce « je » dans la tête, lutte et lutte encore contre ce qui ne peut être changé, l’instant.

Si vous recherchez la solution, je vous la donne. Ne pensez pas, vivez, soyez, et appréciez l’instant en vous y donnant totalement. Votre tête, la connaissance « moi » qui doit s’y donner totalement, tout cela est de trop, c’est extérieur.

Voyez à un moment que ce que vous nommez « moi », est extérieur, une pensée et que cela ne fait que vous éloigner et vous faire souffrir.

Vous êtes le chemin, vous ne pouvez pas vous protéger du chemin, de vous-mêmes, vous ne pouvez que vivre le chemin. Le mental ne peut pas y accéder. Vous ne trouverez rien.

Patrice Bailly